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Traduction : internaliser ou externaliser ?

07,Mai,2014

L’un des défis auxquels les entreprises multinationales gérant du contenu multilingue doivent faire face est celui de faire appel soit à un Prestataire de Services Linguistiques (PSL), soit à une ressource interne pour effectuer leurs travaux de traduction. Cela est particulièrement vrai dans les entreprises disposant de bureaux à l’international et d’employés qui sont enclins à prendre en charge cette tâche.

Quels sont donc les avantages de passer par un PSL ? Dans cet article, nous nous intéressons à quelques facteurs que les entreprises  doivent prendre en compte lors de leur prise de décision.

Le coût

Cela apparait comme une évidence. Il n’y a généralement pas de coûts tangibles associés à l’emploi d’une ressource interne, alors que les factures des PSL peuvent vite augmenter pour un travail régulier. On peut toutefois considérer que le coût de ces ressources internes qui ne font pas leur « véritable » travail doit être pris en compte lors du calcul des bénéfices et, à l’inverse, que la répercussion sur vos ventes peut être mauvaise si  votre meilleur représentant est occupé par des travaux de traduction, faisant ainsi obstacle à toute opportunité d’économie. Cependant, si une traduction effectuée en interne n’a que peu d’impact sur le rôle du salarié, il est difficile de contester la rentabilité d’utilisation d’une ressource interne.

La qualité

C’est ici que le débat devient intéressant. Que faut-il privilégier ? Un traducteur professionnel qui a fait de longues études et dispose de plusieurs années d’expérience, mais qui est étranger à la culture de votre entreprise, ou une personne qui connait vos produits de l’intérieur mais qui n’est pas linguiste professionnel ? Nous avons constaté que combiner les compétences respectives de ces ressources est souvent la meilleure solution. Etablir un dialogue entre votre ressource interne et l’agence de traduction pour définir la terminologie et le style à privilégier avant que la traduction ne démarre puis  laisser le traducteur se servir de ces informations pour créer la version en langue étrangère peut être un bon compromis.

Les délais

D’après notre expérience, les ressources interne et externe présentent toutes deux des avantages en en fonction du volume de traduction impliqué (un email de quelques lignes à envoyer au plus vite, ou un cahier des charges détaillé, nécessitant quelques jours de production.)  Les salariés de l’entreprise sont souvent mieux placés pour répondre aux petites demandes urgentes (en supposant bien sûr que l’employé est disponible), car le PSL doit d’abord remplir la partie administrative et être en mesure de trouver un linguiste avant de commencer le projet. Cependant, grâce aux ressources dont ils disposent, les PSL peuvent être en meilleure position pour répondre aux demandes plus importantes qui pourraient nécessiter une équipe de traducteurs travaillant à temps plein pour satisfaire au calendrier mis en place. De plus, comme nous allons le voir dans la section suivante, les PSL disposent généralement  d’outils technologiques pouvant augmenter la productivité tout en réduisant le délai de livraison du projet.

La technologie

Il s’agit, semblerait-il, de l’atout majeur des PSL: mémoires de traduction, bases de données terminologiques et même traduction automatique avec post-édition peuvent améliorer les délais d’exécution ainsi que la qualité en s’assurant que les termes sont traduits de manière appropriée. En outre, de nombreux PSL proposent des outils d’intégration du système de gestion de contenu  pour faciliter le processus de gestion de la traduction, et peuvent travailler à partir de fichiers aux formats inhabituels.

S’il est vrai que ces technologies ont longtemps été réservées aux PSL, de nombreuses entreprises aux besoins de traductions importants et permanents ont tout simplement investi  dans ces outils plutôt que de faire appel à leurs employés ou à un prestataire extérieur. Cela reste cependant inaccessible à la plupart des sociétés qui  comptent alors sur un prestataire de services linguistiques pour accéder à la technologie de pointe utilisée au sein de l’industrie.

Ce qu’il faut retenir

Il n’y a pas de réponse absolue au débat entre ressources internes et externes. Cela dépend essentiellement de la qualité et de la disponibilité de ces dernières. Mais que vous confiiez votre budget de traduction à l’une ou à l’autre, gardez à l’esprit qu’un effort commun peut représenter la meilleure issue. Un prestataire de services linguistiques professionnel ne vous en voudra pas d’utiliser des ressources internes si c’est ce qui vous convient le mieux en termes de coûts et de délais, mais envisagez de partager ce contenu avec votre PSL pour qu’il puisse inclure cette traduction dans une mémoire de traduction, qui vous permettra d’en retirer des avantages à l’avenir.

De même, si vous demandez à un prestataire de services linguistiques  d’accomplir une tâche qui était jusqu’alors achevée avec succès par une ressource interne, il serait négligeant de ne pas prendre en compte les exemples précédents à titre de référence. La ressource interne pourrait même être impliquée dans la planification du projet de manière à ce que le PSL adopte un style et une terminologie cohérents. Les utilisateurs de services de traduction ne devraient pas se sentir dans l’obligation de choisir une solution plutôt qu’une autre, mais devraient davantage prendre en considération la façon dont les deux ressources peuvent collaborer au mieux. Les PSL doivent également comprendre que dans certains cas, il est préférable pour leurs clients d’effectuer le travail en interne. Ils devraient saisir cette opportunité de travailler avec leurs clients pour s’assurer que ces derniers puissent continuer à bénéficier des avantages en matière de technologie et de service.