Traduction automatique : amie ou ennemie ?

12,Août,2016

Le secteur de la traduction est entré dans une ère passionnante. L’évolution constante des nouvelles technologies est telle que l’image traditionnelle du traducteur posté derrière son bureau, avec des feuilles de papier éparpillées et un dictionnaire écorné fait définitivement partie du passé. De nos jours, il est question de glossaires hébergés sur le cloud, de mises à jour de mémoires de traduction instantanées et de travail collectif, international et interconnecté…

translateMais une chose a le potentiel de révolutionner l’industrie de la traduction comme jamais cela n’a été fait auparavant : la traduction automatique. Ce qui servait autrefois d’outil très perfectionné réservé uniquement aux projets sélectionnés minutieusement et aux marchés de niche est en train de s’ouvrir progressivement au grand public. Beaucoup de personnes connaissent déjà cet outil grâce à des équivalents existants, tels que les traducteurs automatiques intégrés à Bing et à Skype, permettant de traduire en un clic le contenu en ligne lors de l’utilisation de plateformes telles que Facebook ou Skype. Cela signifie que les quelques 4,59 milliards de pages disponibles sur Internet sont maintenant accessibles à tous.

Chez The Translation People, nous sommes conscients de l’enjeu que représente les nouvelles technologies et les avantages dont nous, comme nos partenaires, pouvons bénéficier. En revanche, nous accordons une importance toute particulière à la qualité des traductions destinées à nos clients. De ce fait, les deux principes peuvent-ils être compatibles ? Une traduction automatique peut-elle être comparée à celle d’un traducteur humain ?

Sur le fond, oui, mais seulement en apportant une attention et une considération particulières.

Dans certains cas, le recours à la traduction automatique est fortement considéré pour des textes appropriés et dans le cadre d’un processus planifié.  Lorsque des clients ont besoin de traductions de documents techniques, de brochures scientifiques, de documents juridiques etc., les machines existantes sont capables de traduire presque instantanément le document source en une traduction compréhensible, mais seulement après une configuration minutieuse et après avoir intégré en amont cette étape au processus de travail, ce qui représente un coût à prendre en compte. Mais si on y ajoute un corpus de traductions déjà enregistré dans les mémoires de traduction, combiné à la quantité de documents déjà traduits par la machine lors son processus d’apprentissage, il est clairement possible d’obtenir une traduction de qualité grâce à ces documents de référence soigneusement contrôlés. Cela peut donc tout à fait en valoir la peine.  

Mais cela nous mène à notre prochaine question – peut-on laisser les machines travailler seules ?

A l’heure actuelle, la réponse est non. Aucune machine n’est aujourd’hui capable de produire une traduction complète de qualité qui puisse rivaliser avec une traduction réalisée par un linguiste. Quel que soit le nombre d’algorithmes et de documents de référence qui y sont importés, aucun ordinateur, programme ou plug-in n’est capable pour l’instant de retranscrire les nuances, les subtilités et la complexité qu’un mot peut cacher.

C’est à ce moment-là qu’intervient l’étape d’édition post-traduction. La traduction automatique est capable de préparer le travail, mais seul un éditeur de qualité sera capable de transformer ce résultat en une bonne traduction. Pour résumer, les post-éditeurs sont des linguistes parfaitement formés et capables de déceler le bon du moins bon, en comparant avec attention la traduction automatique avec le texte source, puis en vérifiant et en adaptant le contenu afin de garantir un résultat parfait, prêt à être livré au client. Ils travaillent sur les moindres détails, corrigent les erreurs telles que l’ordre des mots, les temps, le style etc. La structure sera bien présente (ce qui permettra d’épargner du temps et des efforts sur de nombreux projets) et le client obtiendra une traduction appropriée et fidèle au texte source, mais seulement après une post-édition efficace. 

Les avantages de la traduction automatique deviennent de plus en plus évidents pour les clients, linguistes et prestataires de services linguistiques tandis que la technologie évolue : Un gain de temps et de qualité à moindre coût. Ainsi, pour répondre à la question initiale : « traduction automatique, amie ou ennemie ? », nous devons admettre que cet outil est incontestablement un ami tant que des linguistes formés, spécialisés et aptes prêtent assistance aux machines.